Ces phrases, les associations les entendent encore. Trop souvent.
Pas par ignorance.
Pas par indifférence.
Mais parce que deux mondes essaient de coopérer sans toujours se comprendre.
D’un côté : des associations sur le terrain.
Elles expérimentent, innovent, parfois échouent, toujours agissent.
Mais consacrent une énergie folle à justifier les budgets, adapter les récits, répondre aux critères d’éligibilité.
De l’autre : des entreprises sincèrement désireuses de contribuer au travers du mécénat.
Elles veulent agir pour l’intérêt général.
Elles veulent aussi que leur engagement incarne leurs valeurs et leurs politiques RSE.
Alors, elles demandent des preuves. Des garanties. Des chiffres.
Et financent souvent à court terme des projets dont elles espèrent un impact durable.
Au croisement de ces deux logiques :
- Des projets qui se déforment pour cocher des cases
- Des récits qui simplifient la réalité du terrain
- Des bilans qui taisent parfois l’essentiel
- Une énergie détournée vers le reporting, au détriment de l’action
- Une relation mécène-association qui s’institutionnalise, sans lien direct avec ceux qui font la mission
🤝 Il est temps de rééquilibrer la relation au cœur du mécénat.
Pas en renonçant à l’exigence mais en renouant avec la confiance.
Cela suppose :
✔ Un dialogue plus franc sur les attentes et les contraintes de chacun
✔ Une relation de proximité avec ceux qui agissent auprès des bénéficiaires
✔ Un soutien aux structures, pas seulement aux projets
✔ Des engagements sur la durée, pas seulement ponctuels
Et des indicateurs ?
Oui, bien sûr. Mais pensés comme des boussoles, pas comme des barrières.
Si l’on veut vraiment soutenir l’impact, alors il faut commencer par écouter ceux qui le fabriquent.
Et si l’on croit au mécénat comme levier de transformation, alors il faut miser sur la relation, le temps long, et l’intelligence partagée.
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