Dans beaucoup d’entreprises engagées, le mécénat repose sur trois piliers.
Le don financier.
Le don en nature, pour près d’un tiers des mécènes.
Et parfois le mécénat de compétences, pour moins d’un mécène sur cinq.
Ces modalités sont utiles.
Elles sont souvent indispensables pour les associations.
Le don financier reste un socle.
Pour beaucoup d’entre elles, c’est même un prérequis.
Le don en nature.
Produits, services, locaux, formations, outils.
Un pilier décisif.
Il répond à des besoins immédiats et concrets.
Et il permet de mobiliser des actifs existants, sans créer de dispositifs lourds.
Le mécénat de compétences apporte autre chose.
Du temps qualifié, quand il répond à un besoin réel.
Des expertises rares.
Un regard extérieur.
Mais cette lecture crée un angle mort.
Elle fige le mécénat dans trois formats connus.
Et elle limite la capacité de l’entreprise à s’engager autrement, selon ses moyens réels.
Il existe pourtant une autre dimension clé, rarement pensée comme du mécénat.
La mise en relation.
Connecter une association à un partenaire.
Ouvrir un réseau.
Créer des passerelles entre acteurs.
Parfois pour répondre à un besoin précis.
Financier, compétences, matériel.
Parfois quand un partenariat arrive à terme.
Et que l’association doit trouver de nouveaux soutiens.
Cette posture change la nature de l’engagement.
L’entreprise ne soutient pas seulement.
Elle active l’écosystème considérable dans lequel elle évolue.
Elle facilite.
Elle connecte.
Elle fait grandir ses partenaires associatifs.
Ce pilier n’est pas défiscalisable.
Il n’est pas toujours mesurable à court terme.
Mais c’est souvent lui qui permet de déclencher des coopérations durables et utiles.
Faire plus de mécénat ne signifie pas signer plus de chèques.
Cela signifie activer plus de leviers pour plus d’impact.
Avec discernement.
Au bon moment.
Selon ses capacités réelles.
